À la découverte de l’Islande, étape 3 – comment je suis partie découvrir un pays qui me faisait rêver : la côte Sud, ses glaciers, ses volcans, ses falaises et sa tempête de neige.



Le lendemain, je me suis embarquée dans une visite de la côte sud et, là encore, j’en ai pris plein la gueule. Pourtant, avec ce que j’avais vu la veille, on est d’accord que le défi était dur. EH BAH NON, l’Islande, toujours plus beau, toujours plus fort, et voici qu’après avoir contourné Eyjafjallajokull et avoir appris à le prononcer correctement, nous sommes arrivés au glacier Myrdalsjokull, le deuxième glacier d’Islande après le Vatnajokull (il me semble bien qu’il manque des trémas quelque part sur le mot « jokull »). 

Dans le genre impressionnant, on y voyait encore les traces de l’éruption de 2010, le sol était intégralement recouvert de cendres volcaniques, de même que ces blocs de glace. Le pire était, je crois, de constater la fonte des glaces avec les blocs qui s’affaissaient. En 40 ans, le glacier a reculé de près d’un kilomètre… 

Coucou, l’échelle.

 

Ensuite, direction Vik, ses plages de sable noir et ses impressionnantes falaises de basalte qui semblent sortir d’un jeu de lego tellement c’est géométrique. On voit souvent ce genre de formation géologique en photo, elles sont très fréquentes en Écosse et en Irlande, mais il ne s’agit pas là d’un phénomène isolé, ni même spécialement rare. Ça n’en reste pas moins incroyable à voir… surtout quand la tempête se lève et qu’une pluie glaciale te cingle la gueule.

L’arrivée sur la plage. Ça se voit pas comme ça, mais il y avait tellement de vent que j’arrivais à peine à avancer.

Je n’ai pas grand chose à dire sur cette partie du voyage, hélas, si ce n’est que j’ai récupéré une poignée de sable dans un paquet de mouchoir vide, et qu’aujourd’hui (pratiquement deux ans plus tard, bravo l’assiduité), ce sable emplit une fiole qui trône fièrement sur mon bureau, juste sous mon planisphère à gratter. 
Pas grand chose à dire parce que, eh bien, comme dit plus haut, la tempête s’était bien levée, et en plus d’un vent de fou, la grêle nous a écorché la tronche. Et je ne parle pas de l’océan, si déchaîné que le guide nous a défendu de nous en approcher. Apparemment, les vagues sont un peu traîtresses dans le coin, du genre à s’écraser à des distances variables, plus ou moins proche de toi, voire sur toi.

Heureusement, j’ai pu prendre quelques photos, récupérer du sable, me dire « WOPUTAIN CETTE VAGUE ÉTAIT ÉNORME », me dire « WOPUTAIN ÇA CAILLE », m’approcher et toucher ces pierres carrées, apprécier un temps le paysage malgré la météo qui se dégradaiiiiit de plus en pluuus, avant de retourner m’abriter dans le bus en me promettant de revenir un jour, par beau temps — ou du moins sans grêle.

Quelques vues de Vik


Puis la cascade Skogarfoss et ses belles couleurs malgré la pluie qui s’est par la suite transformée en tempête de neige de malade.


5 min séparent la photo de la cascade et celle-ci. Bisou.



Le chemin du retour a été pour le moins chaotique. Le vent soufflait de ouf — pour changer — la neige gelait pratiquement instantanément sur la route, et comme dire que j’ai vu le minibus devant nous déraper, se foutre dans le talus de neige, avant de finalement poursuivre sa route directement sur le bas côté. Parce que la route était gelée, mais ses bords étaient simplement recouverts de neige. C’était plus facile. YOLO, quoi. #ThugIcelandicLife







Le lendemain, pour mon dernier jour, j’ai pris le temps de revisiter Reykjavik, sous la glace cette fois, et m’imprégner à nouveau de son ambiance avant de prendre un bus pour rejoindre le Blue Lagoon.

Ah oui, au fait.

 

 



Ça, dans le genre relaxant et incontournable (et cher quand même un peu) c’est… relaxant et incontournable. Le Blue Lagoon, en fait, c’est une source chaude située à environ une heure de Reykjavik, au beau milieu d’un champ de lave. L’eau est tellement riche en silicates et autres minéraux qu’elle est bleu turquoise, et complètement opaque. Douche à poil obligatoire avant et après, boue thermale à disposition dans l’eau pour se la foutre sur la tronche (vertus purifiantes et rajeunissantes, bon moi je sentais surtout que j’avais l’air con, mais bon), tu sors de là t’es… tout mou. J’aurais pu me faire une nuit de 14h que je me serais pas sentie mieux. 

 

 
Et puis je suis rentrée, j’ai revisité une dernière fois Reykjavik avant de prendre mon avion le lendemain matin pour la France…
 
Ah et donc, non. Je n’ai pas vu d’aurores boréales. 

C’est con, franchement, ralala, je vais être obligée d’y retourner, non mais franchement, c’est bête.

Pour voir les aurores boréales, concrètement, que faut-il ?
On trouve plein de trucs sur internet, mais voilà ce que m’ont dit les Islandais — et je préfère les croire eux, du coup.

• Il faut un ciel dégagé. Logique. Ça, c’est un peu la loterie, mais en Islande le temps change si vite qu’il faut vraiment être malchanceux pour ne pas avoir un seul instant de beau temps. D’où l’intérêt de rester plusieurs jours et d’être mobile, pour chercher, en restant connecté aux prévisions météo locales.
• Guetter l’activité solaire. Les aurores polaires sont dues à la pénétration des vents solaires dans notre atmosphère, et plus ces vents sont nombreux et puissants, plus les aurores ont des chances de l’être. À noter que ça met un peu de temps à arriver jusqu’à nous, et que ça peut aussi bien passer carrément à côté de la Terre.
• Le froid n’est pas une obligation absolue, contrairement aux idées reçues. J’ai lu partout que plus il faisait froid, mieux c’était, j’y suis allée en plein milieu de l’hiver exprès, et en fait, non.
• En théorie, on peut voir des aurores polaires toute l’année, mais en Islande, l’été n’a presque pas de nuit, alors vous pensez bien que c’est pas possible. Les périodes idéales, celles où la Terre a la meilleure inclinaison cependant, se situent aux alentours des équinoxes.
Faites attention à la Lune : les aurores polaires ne sont pas toutes d’un vert éclatant comme on voit sur les photos. Plus le ciel est sombre, mieux ça vaut !






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