À la découverte de l’Islande, étape 2 – comment je suis partie découvrir un pays qui me faisait rêver : le Cercle d’Or et les paysages merveilleux

Nope, toujours rien d’original, regarde là et et
 
Tu t’es peut-être demandé pourquoi, sur l’image de présentation de chaque article, j’écrivais Islande en anglais et non pas en français alors que ça serait plus logique. La réponse est élémentaire, mon cher Watson : en français, Islande ne signifie plus rien. Alors que Iceland, directement traduit de l’islandais ísland, signifie littéralement terre de glace. Et c’est beaucoup plus poétique comme ça.


Le 28 janvier fut donc mon premier vrai jour en Islande. Après une visite rapide mais néanmoins enchanteresse de Reykjavik (je pèse mes mots : j’ai sautillé tout le long, même en traversant la route, lalala, la vie est belle, Islande, tout ça, j’ai honte de rien, m’en fous), le bus de Reykjavik Excursions est venu me chercher au pied de mon hôtel pour partir à la découverte du Cercle d’Or.

Alors le Cercle d’Or, à la base, n’existait pas. C’est une appellation récente destinée au tourisme car, comme l’avait si aimablement fait remarquer mon voisin de devant dans l’avion, les curieux du monde entier affluent depuis 2010, toujours plus nombreux, afin de visiter ce pays si singulier. Le Cercle d’Or rassemble trois des sites les plus incontournables du pays, proches les uns des autres et à une heure et demi de la capitale, ce qui lui donne l’avantage non négligeable de pouvoir être visité en une journée, voire une demi-journée en ne s’attardant pas trop. Ce qui fut mon cas (en même temps, l’excursion à la journée incluait la visite du musée de l’agriculture et, avec tout mon respect, je m’en cogne) et m’a convaincue de louer une voiture lorsque j’y retournerai, parce que les arrêts étaient décidément trop brefs.

Et je passerai par la seule route du coin.



En cinq heures, je suis donc passée par le parc national de Þingvellir, (à prononcer Thingvellir) (espèce d’inculte), le site de Geysir et Gullfoss.

La guide était captivante. Au fur et à mesure que nous quittions la ville et sa banlieue (si on peut appeler ça une banlieue), la neige gagnait du terrain, recouvrant peu à peu les champs de lave et les montagnes. L’impression d’être au beau milieu de nulle part aurait été parfaite si je n’avais pas eu quarante autres personnes autour de moi, et si j’avais pu faire des arrêts quand je le désirais pour mitrailler un peu tout ce rien. C’est peut-être ce qui m’a le plus frustrée, mais bon, j’allais pas commencer à râler, hein.

Lucky me, j’étais côté fenêtre et j’ai pu chopper quelques images en collant l’objectif de mon appareil à la vitre.

Oublie le reflet et concentre-toi plutôt sur le paysage, veux-tu ?

Je ne pense pas qu’il faille être un amoureux de la nature pour réussir à apprécier la vue. L’Islande est réputée pour ses paysages lunaires, dénués de végétation, à la roche oxydée qui les rend rouges, mais sous la neige, on ne voit rien. Ça ne les rend pas moins impressionnants. J’ai toujours aimé les terres gelées et marquées par la rudesse du climat. J’étais servie.

Premier arrêt : le parc national de Thingvellir, qui signifie « plaines du parlement ».

Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce que c’est à cet endroit précis que s’est réuni le parlement islandais, l’un des plus vieux du monde, depuis 930, et c’est aussi ici que fut déclarée l’indépendance en 1944. Un lieu chargé d’Histoire, en somme, couplé à un site géologique de malade, puisque Thingvellir est une plaine d’effondrement géologique, qu’on appelle aussi graben.

En gros, c’est un endroit où le sol s’est subitement effondré à cause de l’étirement qu’il subissait. Les failles sont nettement visibles, comme de grosses cicatrices, et on a du mal à imaginer la violence qu’il a fallu pour provoquer un tel phénomène. C’est pas LA faille, mais pour être passée dessus juste après, cette dernière est bien moins impressionnante.

L’arrêt n’a duré que 45 minutes, autrement dit rien du tout. J’ai à peine eu le temps de contempler le panorama sur la plaine et de descendre un peu dans l’impressionnante faille d’à côté qu’il a déjà fallu repartir. D’où la putain de nécessité de louer une voiture et d’y aller tout seul. Ah mais j’ai dit que je me plaignais pas. Et là pareil, mon petit appareil photo a chauffé, malgré le froid, et faire une sélection de photos a été dure, figure-toi. Je les aurais bien toutes mises en vrac.

 .
Deuxième arrêt : Geysir et son champ de sources chaudes.

Ouip, je dis un « champ », parce qu’il n’y en avait pas qu’une, de source, mais plusieurs, réparties un peu partout aux alentours. Une heure trente de pause pour pouvoir se balader un peu sur le site que j’étais le plus impatiente de voir.

 .
Si le nom Geysir te dit quelque chose, c’est normal. Le site abrite en effet le tout premier geyser observé par l’Homme, Geysir (« jaillir » en islandais)(non ils se cassaient pas trop la tête, ça va), qui a donc donné son nom au phénomène partout dans le monde. Mais le geyser Geysir (mouarfarfarf) a beaucoup perdu de son activité, et ses éruptions sont plus qu’aléatoires, même s’il glougloute toujours avec allégresse. Il peut exploser trois fois en une semaine tout comme rester endormi plusieurs années, ce qui rend son observation assez incertaine.

 .

 .

FORT HEUREUSEMENT, la relève est assurée par son copain Strokkur, LE geyser islandais qui explose toutes les cinq à neuf minutes environ, dans une phénoménale odeur de soufre et une giga vapeur d’eau qui a trempé tout ceux qui avaient eu la bonne idée de se mettre face au vent et se sont donc tout ramassé dans la gueule.

 .

Pas mal de ratés, et encore j’ai pas tout mis
(en haut à droite, une mini-explosion de geyser)

 .

Je suis restée, quoi… pratiquement une heure devant à gagatiser et à prendre des photos du trou (ou du moins essayer). Et j’ai fini par en avoir quelques unes super chouettes malgré les capacités limitées de mon compact numérique (papa, maman, j’aimerais bien un réflex pour mes 25 ans) et le temps de latence entre l’appui sur le bouton et la prise de cliché.
 .

 .
Puis quand même, j’ai visité le reste du champ. J’y ai donc vu :
 .

Un gros trou d’eau fumante,
un énorme trou d’eau qui daube le vieux pet,

 

Ah oui, l’eau est chaude, la guide nous a briefé pendant des plombes et l’a répété plusieurs fois trèèèès lentement pour que tout le monde comprenne bien : on ne touche pas l’eau, même le petit ruisseau innocent qui dégouline à dix centimètres de tes pieds.
 .
Alors même si c’était tentant parce qu’il commençait à bien cailler, je me suis abstenue.

D’autres ont quand même essayé, l’air de rien, ooooh regarde ça ruisselle un peu, entre les pavés… et se sont brûlés.
Bah oui, vieux warriors en carton, oui c’est chaud, c’est pas comme si c’était indiqué tous les cinq mètres, au cas-où tu piges pas un mot d’anglais, hein. Bien fait, tiens.


et derrière…





C’était la première fois que j’avais enfin un aperçu de cette fameuse terre rouge. Hm, je reviendrai en été pour en voir un peu partout, parce que, dans un autre style, c’est quand même beau.
 .


 .


Puis direction la dernière étape du Cercle d’Or : la cascade d’or (ils aiment bien l’or là-bas je crois), j’ai nommé…Gullfoss. Accessoirement l’image d’illustration de l’article et mon fond d’écran depuis deux mois.

Foss, en islandais, c’est la chute d’eau. Gull, c’est l’or. Gullfoss signifie donc la chute d’or. Là aussi, l’endroit jouit d’un fort passé historique, mais je vais te laisser le découvrir chez l’ami Wiki, parce que je n’ai plus ni les noms ni les dates en tête et que je m’en voudrais de raconter de la merde alors que l’histoire est belle. En gros, la fille du propriétaire des terres abritant les chutes les a sauvées alors qu’elles devaient être utilisées pour produire de l’électricité (en Islande, 99% de l’énergie est renouvelable et provient majoritairement de la géothermie).

Quand il fait grand beau, on voit des arcs-en-ciel. Ce jour-là il faisait grand beau, mais comme en hiver, le soleil ne se lève pas méga haut, y en a pas eu. Par contre, y avait à balle de glace partout, tellement même que le petit chemin escarpé et vaguement dangereux qui t’emmène juste à côté des chutes était fermé. Tant pis, juste le panorama, c’était très bien aussi, et de toute façon avec mon vertige, j’aurais pas pu m’aventurer sur ce chemin toute seule.

Même le sol était gelé. Je te laisse spéculer sur le nombre de
vautres que je me suis pris.

 .
Alors comment te dire.
J’AI JAMAIS EU AUSSI FROID DE MA VIE.
Sans déconner, il faisait moins cent mille, y avait un vent de malade et rien qu’enlever mon gant pour me prendre en photo seule avec mon téléphone pour l’envoyer à ma mère a bien failli me coûter un doigt. D’ailleurs, le tactile a grave galéré, l’enfoiré, c’était pas du tout le moment.
 .

Celui-là.

 .
Heureusement, deux Russes ont eu pitié de mon misérable selfie et m’ont proposé de me prendre en photo devant la cascade, comme la grosse touriste que j’étais. Et Tiphs contente.
 .

 .

Bref, Gullfoss se trouve dans les highlands et ÇA SE SENT. Bordel de bite. Même mon chocolat chaud n’a pas résisté plus d’une minute avant de devenir froid.

Mais donc Gullfoss, c’était hyper beau. Comme un peu tout ce que j’avais vu jusque là en fait, chaque nouvel endroit réservait son lot de surprise et d’émerveillement, que les photos vues à l’avance n’ont pas réussi à gâcher. Mais il faisait beaucoup trop froid, même avec le combo bonnet+écharpe+gants+anorak+triple pull+grosses chaussettes+collants en laine. Bordel de bordel, plus c’est beau plus c’est dur à regarder.

Sur le chemin du retour vers Reykjavik, j’observe la nuit tomber sur ces étranges montagnes plates aux pentes si raides. La guide nous apprend qu’elles sont caractéristiques de l’activité volcanique, et qu’on les nomme des tuya. Chacune d’elle a une histoire liée à une légende. Parce que oui, l’Islande, c’est aussi la terre des trolls et des elfes, et le folklore en est bondé.

 .
J’ai eu l’impression de vivre plusieurs journées en une seule tant elle fut riche. Mais le soir, à nouveau, je suis partie à la chasse aux aurores boréales, avec beaucoup d’optimisme au vu du temps radieux, du ciel dégagé et des températures optimales.
Mais toujours rien.

Publicités

2 réflexions sur “À la découverte de l’Islande, étape 2 – comment je suis partie découvrir un pays qui me faisait rêver : le Cercle d’Or et les paysages merveilleux

  1. Anonyme dit :

    Tout ça donne envie, dommage pour les aurores, ça fait rêver… Vivement les premières vacances de jeune diplômée pour pouvoir faire mon premier beau voyage (qui sait peut-être pour venir te voir en Nouvelle-Zélande 😉 )
    Si mes souvenirs sont bons, c'est aujourd'hui qu'il faut te souhaiter un très Bon Anniversaire ! (ou alors c'est demain ? Ou c'était hier ?? en tout cas c'est en juin j'en suis sûre^^)
    Julia

    J'aime

  2. Lavie Eibel dit :

    OMG C'est si beau, et bien plus encore ! Ca me donne juste envie d'embarquer dans le premier avion en direction de l'Islande ! Mais bon, en partance de Los Angeles, ça risque de faire loin !
    A très bientôt,
    Flavie.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s