Lady Helen tome 1 : Le Club des mauvais jours – Alison Goodman

1540-1
Gallimard Jeunesse
Genre : Historique/Fantastique
Parution : août 2016
568 pages
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Londres, avril 1812.
Lady Helen Wrexhall s’apprête à faire son entrée dans le monde. Bientôt, elle sera prise dans le tourbillon des bals avec l’espoir de faire un beau mariage. Mais d’étranges faits surviennent qui la plongent soudain dans les ombres de la Régence : une bonne de la maison disparaît, des meurtres sanglants sont commis et Helen fait la connaissance de lord Carlston, un homme à la réputation sulfureuse. Il appartient au Club des mauvais jours, une police secrète chargée de combattre des démons qui ont infiltré toutes les couches de la société. Lady Helen est dotée d’étranges pouvoirs mais acceptera-t-elle de renoncer à une vie faite de privilèges et d’insouciance pour basculer dans un monde terrifiant ?
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Eh bien voilà un coup de coudre, ou de fœur, comme vous voulez, quelque part entre le coup de cœur et le coup de foudre, auquel je ne m’attendais pas et oui, je sais, je suis désopilante.
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L’auteur est passionnée par l’époque, ça se sent. Un peu trop, peut-être, puisque l’histoire met près de 200 pages à démarrer, avant quoi on a le droit à de longues scènes de vie sous la Régence au Royaume Uni. Si au début, j’ai beaucoup apprécié de faire connaissance avec les personnages tout en découvrant les us et coutumes de l’époque, j’ai fini par m’en lasser, et j’ai bien failli lâcher ma lecture. Parce qu’il y a trop de détails, que ça devenait mou et que moi, quand c’est mou, j’aime pas.
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GROSSIÈRE ERREUR. 
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C’est pile au moment où je me suis que je trouverais plus intéressant ailleurs dans ma bibliothèque que l’action m’a littéralement explosé au visage. Et une fois lancée, elle ne s’est plus arrêtée.
Pas que l’action, d’ailleurs. Tout m’a explosé au visage d’un coup. Après avoir bieeeeen pris son temps pour poser le contexte et s’être éclatée en descriptions minutieuses des rigidités de la haute société britannique, l’auteur nous plonge tête la première dans une histoire sensationnelle, pleine de rebondissements et d’aventures.
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Même si tous les personnages ne m’ont pas parus au même niveau, il y en a plusieurs très bons, dont un que j’ai adoré, j’ai nommé Lord Carlston, ours mal léché en chef et empêcheur de tourner en rond notoire. Sa relation avec Lady Helen m’a fait mourir, et pas que de rire. Ce duo est fabuleux.
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Le côté fantastique est plutôt bien foutu malgré quelques détails un peu bancals (sur lesquels je ferme les yeux parce que j’ai profondément aimé ma lecture), mais c’est surtout le fait qu’il soit mêlé à cette époque particulière et à une héroïne coincée par les convenances qui en fait quelque chose d’extraordinaire. Sans parler des pointes d’humour disséminées un peu partout, histoire de rajouter un peu de piquant et une bonne dose de féminisme.
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Et là où je me suis fait flouer, c’est que je croyais à un one shot. Raté, c’est un premier tome. Maintenant, je n’ai plus qu’à courir en rond comme une poule sans tête en attendant la suite, parce que j’ai adoré.
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En bref, Lady Helen est un excellent roman qui, s’il met du temps à démarrer, rattrape très vite ce défaut par des rebondissements haletants, un humour cinglant et des héros hauts en couleur, le tout dans un Londres du début XIXe siècle bien posé.
Je conseille cette lecture à tous les amateurs d’historique et de fantastique bien sûr, mais également de romance frustrante et de beaux mâles aux mentons décidés. Parce que l’auteur adore ça, les mentons décidés.
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