Trois semaines au Pérou (4/6) Cusco

Après toutes ces aventures dépaysantes, direction la belle ville de…

 

∇ CUSCO ∇

 

On aura, en tout, passé presque cinq jours dans cette ville à l’ambiance merveilleuse, coupés en deux par une escapade en Amazonie (qui fera l’objet d’un article à part). Sur un voyage de vingt jours, ça fait quand même pas mal de temps, et j’ai particulièrement apprécié d’y poser mes bagages de manière un peu plus permanente.

Cusco est vraiment une très belle ville. Capitale de l’empire Inca, elle pullule de ruines dans et en-dehors de la ville et possède une architecture beaucoup moins occidentalisée que des villes comme Arequipa, avec une petite touche de colonialisme malgré tout. L’ensemble confère au centre historique une atmosphère vraiment unique que j’ai énormément aimée. De tout le voyage, c’est sans doute ma ville préférée, d’ailleurs.

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Mais donc, qu’y a-t-on fait ?

On s’est surtout promenées, à vrai dire. Cusco regorge de petites ruelles, de quartiers méconnus et pourtant sympathiques, de petits restos pas chers et très bons. On est tombées complètement par hasard sur un petit marché artisanal trop chou dans un coin, sur des spectacles de rue où des gens en tenue traditionnelle coiffés d’animaux empaillés dansaient au son de la flûte de pan (qui a dit cliché ?), sur d’autres marchés un peu moins artisanaux et bien plus attrape-touristes, où on s’est joyeusement laissées attrape-tourister parce que c’était beau et coloré et qu’on est faibles, globalement.

 

 

Mais pas que ! On a aussi visité pas mal de ruines à la périphérie de la ville, ainsi que le temple du soleil et le Choco Museo et sa splendide affiche sur les toilettes :

 

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Si t’as pas reconnu, ce sont des fèves de cacao. Eh oui.

 

Le Choco Museo est vraiment à faire, je pense. Déjà, parce qu’il est gratuit. Ensuite, parce qu’il est hyper bien foutu (le musée Cailler à côté, c’est archi naze). On peut soit suivre une visite guidée (gratuite également, avec éventuellement un pourboire à la fin) soir le faire en solo, mais la première option est largement plus intéressante dans la mesure où, à la fin, y a une DÉGUSTATION. Et pas une petite dégustation. On a goûté des chocolats faits à partir de fèves cultivées à différents endroits du Pérou et appris à reconnaître les différents goûts (les fèves de Lima ne sont pas bonnes du tout, la ville est un environnement nul), des liqueurs, des confitures et je sais même plus, après quoi on s’est fait un chocolat chaud de la mort à leur bar.

 

Côté ruines, on a fait un petit tour guidé, histoire d’apprécier les lieux à leur juste valeur et d’y voir autre chose que des gros cailloux.
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13095991_10154114601530270_332276165553136909_nPremière étape : le temple du soleil, aka une grosse église bâtie sur les ruines d’un temple inca. Temple de la pluie, des étoiles, de l’arc-en-ciel, ils savent pas trop, mais c’est assez intéressant de se promener entre des restes de murs aux fenêtres trapézoïdales typiquement incas d’un côté, et des fresques tout ce qu’il y a de plus chrétien de l’autre. Le guide nous explique rapidement les croyances inca ainsi que le règne de Pachacutec, premier dictateur d’Amérique Latine et monarque à l’origine du Machu Picchu.

Quand on est sorties de là, on a eu la joie de se faire courser par une dame et son alpaga, parce qu’on l’avait regardée un peu trop longtemps et qu’elle a cru qu’on voulait une photo.

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Seconde étape : Tambomachay. Des sources qui marquent le début de l’Inca Trail, un trek de 5 ou 6 jours se terminant au Machu Picchu. Du fait de son PH totalement neutre, les sources étaient utilisées pour les bains rituels purificateurs et non pour boire (ah oui parce que je vous ai pas dit, mais les Incas savaient installer l’eau courante) et ont par la suite été fortement convoitées par Coca Cola pour y foutre une usine. Heureusement, l’UNESCO est passé par là, et le site est maintenant protégé.
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Le plus classe là-dedans, c’est qu’encore aujourd’hui, l’eau coule ! Ils étaient doués en plomberie les mecs.

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Troisième étape : Puka Pukara, littéralement « le point de contrôle », un genre de douane avec une jolie vue sur la vallée. Les incas s’envoyaient des messages d’un point à un autre en faisant courir des types sur des kilomètres. Et les types couraient. Vite, en plus.

 

Quatrième étape : Q’enko, une espèce de chambre mortuaire où on embaumait les morts, en position fœtale pour leur permettre de renaître ailleurs. J’ai pas de photo de cet endroit, pour le coup c’était vraiment juste un gros tas de cailloux.
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Cinquième étape : Sacsayhuaman. La tête du puma que formait la ville de Cusco à l’époque inca, également un lieu de défense militaire qui surplombe la ville de ses immenses pierres agencées en dents de scie. L’une des choses intéressantes de cet endroit, en plus du panorama assez chouette qu’il donne sur la ville, c’est que les pierres formant les fortifications sont parfaitement imbriquées les unes dans les autres, sans qu’aucun mortier n’ait été nécessaire. Le guide nous a expliqué qu’elles ont été hissées là de la même manière que les égyptiens avec leurs pyramides.

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Dernière étape : une ferme d’alpagas ! Où Madonna le lama a craché sur tout ceux qui l’approchaient pendant que Bob Marley l’alpaga ébrouait sa laine pleine de dreadlocks.

 

Lors de notre deuxième jour à Cusco, nous avons rendu une petite visite au président de l’association Los Chicos des Cusco, pour laquelle nous avions organisé une vente aux enchères avec Génération Écriture, et aux élèves d’une école qu’elle soutient. C’est comme ça qu’après avoir chargé nos sacs de cahiers et de crayons, nous nous sommes retrouvées à l’école de Picol, sur les hauteurs de Cusco.

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C’était… très particulier. Bruyant, chaotique, le prof de CP/CE1 avait disparu, l’asso construit une nouvelle salle de classe sans permis ni rien parce qu’au Pérou c’est le royaume du YOLO. On y a rencontré une française en mission tourisme humanitaire, qui ne parlait pas un mot d’espagnol et prenait les petits enfants pauvres en photo avec son gros réflex numérique, tout en nous expliquant qu’elle n’allait pas rester parce que pfou, c’est trop difficile.
Les enfants n’ont droit à un vrai repas qu’un jour sur deux. Ce jour-là, c’était un simple desayuno : gâteau de quinoa et lait chaud, et voilà. Ces mômes doivent crever de faim.

Du coup, on a donné un coup de main comme on a pu, en aidant à préparer les parts, puis en les distribuant, en les débarrassant et en faisant un peu de vaisselle. Les profs en pouvaient plus de nous remercier tellement elles étaient débordées, et franchement, j’aurais voulu pouvoir rester un peu plus, et parler un espagnol assez bon pour apporter une aide digne de ce nom.

Si jamais, je pose le lien de l’association ici : http://ecolesandines.com/fr/

 

Et voilà, c’est à peu près tout pour Cusco !

 

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