Trois semaines au Pérou (2/6) : Les îles Ballestas et Arequipa

Jour 2, 7h. Décalquées ou reposées, ou plutôt un curieux mélange des deux, on part pour les îles Ballestas, des îles de granit rouge abritant des milliers d’oiseaux. D’ailleurs, le granit n’y est plus rouge mais blanc de fiente, avec la bonne odeur qui va avec.
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Pour se rendre sur place, il faut prendre le bateau depuis Paracas et naviguer une bonne heure, le temps de voir ça :

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Une fois sur place, c’est la débandade des animaux. Des pélicans, des fous, des pingouins,  des cormorans, un tas d’autres oiseaux non identifiés et même quelques vautours, mais pas que ! Les rares plages de galet sont recouvertes de gros lions de mers échoués accompagnés de leurs bébés (coup de chance, ils venaient juste de naître, ils étaient siiii petiiiits).

En fait, je ne sais pas trop quoi dire de ces îles, si ce n’est qu’elles étaient odorantes et cool, et que pour y aller il ne faut pas oublier son imperméable, car le bateau est ouvert et que je me suis pris quelques douches à l’eau de mer. Alors je vais laisser parler les photos, et voilà.
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Une chouette petite excursion reposante et pas méga chère, avant de nous rendre à Ica pour y choper un bus vers notre prochaine destination. Et comment dire.

Ica est l’une des villes les plus chaotiques et effrayantes que j’ai jamais vues. Ça grouille de partout, il fait super chaud et traverser la moindre route relève du suicide. Les voitures ont complètement oublié l’existence du code de la quoi ?, les gens traversent en serrant les fesses, le klaxon est apparemment la deuxième langue officielle, bref, dans le genre dépaysement on est servies, même si c’est pas celui qu’on espérait. Au moins, ça nous aura permis d’apprendre qu’on peut exprimer une kyrielle d’émotions avec un klaxon et c’est toujours ça de pris, pas vrai ?

On y reste jusqu’à 17h environ, le temps de goûter le très fameux (et très pas bon, en ce qui me concerne) Inca Kola, le soda national qui a un goût de… vous voyez les bonbons en forme de banane ? Ça.

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Et franchement, c’est dégueu.

Ensuite, on embarque dans le bus, direction…

¡ AREQUIPA !

Et là, on attaque la partie du voyage que j’attendais avec impatience. Et c’est quelque chose que je dis à chaque nouvelle étape. En même temps, j’attendais ce voyage entier avec impatience, donc je vais dire ça à chaque étape, vous êtes prévenus.

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Déjà, la vue. Sympa hein ?

Arequipa, c’est vraiment beau. C’est le début du Pérou tel qu’on l’imaginait, avec ses montagnes et ses volcans en fond, son ambiance différente mais largement moins terrifiante qu’Ica et putain, quel plaisir de poser les pieds dans cette ville !

Arequipa, c’est calme. C’est joli. Le centre historique est super mignon, avec sa basilique blanche impressionnante, les rues autour sont construites dans un pur style colonial et coloré, franchement, Arequipa est une bonne surprise et on est heureuses d’y être.

Alors on profite de la vie, on se paye un énorme petit-déjeuner à prix de touriste sur les terrasses surplombant la plaza de Armas, un tour dans la cathédrale et une visite dans le couvent de Santa Catalina ainsi qu’un petit tour dans les rues adjacentes au centre-ville. On prend le temps de vivre, et c’est COOL.

Le seul bémol de cette étape, pour moi, réside dans le couvent : déjà à la base, je ne suis pas férue de religion ni de musées (je voyage pour voir des paysages, des ambiances et des modes de vie, le reste j’avoue humblement ne pas en avoir grand chose à cirer), mais en plus un couvent… au cas où vous n’en auriez jamais visité, sachez-le : c’est super glauque. Vide, froid, sombre, des Jésus sur la croix partout (et vachement plus amochés que la moyenne, j’avais du mal à en regarder certains tellement ils étaient sanglants).

Enfin bon, il était quand même chouette, dans le sens où les murs extérieurs avaient de belles couleurs bleues et orangées, et… et voilà !
Oh, et j’ai mangé la plus petite banane du monde là-bas. Je tenais à le dire.

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Hola pequeña, tu es bella comme la papaya.

Pour se rendre à Arequipa :

Il suffit d’aller dans n’importe quelle gare routière. À Ica, nous avons choisi de voyager avec Cruz del Sur parce que les horaires nous correspondaient, mais il existe une foule d’autres compagnies qui font le trajet. L’avantage de Cruz del Sur, c’est le confort du bus pour un si long voyage ; il nous a fallu neuf bonnes heures pour rallier la ville, c’était assez chouette de pouvoir dormir relativement confortablement (n’oubliez pas vos bas de contention si vous avez des soucis de circulation, ils m’ont sauvé la vie).

Sinon, les gares routières sont des espèces de grands marchés au poisson où chaque compagnie crie ses destinations. Il vous suffit de vous approcher un peu pour savoir si leur bus va là où vous souhaitez vous rendre. Et, bonus : grâce à la concurrence, vous pouvez négocier !

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