Six mois en Nouvelle-Zélande : île sud

De septembre 2014 à mars 2015, j’ai dis merde à tout le monde et je me suis cassée à l’autre bout du monde en visa vacances travail pour découvrir un pays qui m’intriguait depuis longtemps :

La NOUVELLE-ZÉLANDE

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Après l’île nord, direction l’île sud (et même l’île sud sud, aka Stewart Island) et ses six habitants au kilomètre carré pour découvrir des paysages complètement différents mais tout aussi beaux. Ici, peu d’activité volcanique, mais une énorme chaîne de montagne, les Alpes du Sud, indiquant l’emplacement exact où la plaque pacifique passe sous la plaque australienne — avec des putains de tremblements de terre au passage. Dont celui de Kaikoura le 16 novembre dernier, pour ne pas le citer, ou encore celui de Christchurch en 2011, qui a détruit une grande partie de la ville et fait près de 200 morts. 
L’île sud, moins active géothermiquement parlant, n’en reste donc pas moins pleine de surprises, et notre circuit là-bas nous a menés dans des lieux tous plus inoubliables les uns que les autres (pour rappel tout mon voyage en Nouvelle-Zélande est raconté plus en détail sur ce blog) :

• Le parc national d’Abel Tasman, tout au nord. Des eaux d’un turquoise vif, des plages de sable doré et des treks de plusieurs jours, c’est un véritable petit coin de paradis où on oublie vite le temps qui passe. Ceci dit, si marcher toute la journée ou larver à la plage n’est pas votre truc, ça risque de vite devenir ennuyeux. De manière générale, on ne vient pas en Nouvelle-Zélande si on n’est pas amoureux des grands espaces, sinon on tourne vite en rond — et ça serait très dommage de venir aussi loin pour se faire chier.
À découvrir ici

• Sur la route, une nuit dans la petite et sympathique bourgade de Westport avant de s’arrêter à Punakaiki pour observer les pancake rocks, une formation géologique très chelou qui, comme son nom l’indique, ressemble à une pile de pancakes.
À découvrir ici 

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Franz Josef Glacier, un tout petit village niché au milieu des montagnes, au pied du glacier Franz Josef. Si on est pauvre, on peut simplement se balader dans les rues et faire un détour à la maison du Kiwi, pour ENFIN voir cet oiseau emblématique, en apprendre plus sur lui et se foutre de sa gueule quand il court parce que franchement, non quoi. S’y attarder un peu rien que pour le plaisir d’admirer cette espèce de grosse poule qui couine quand il joue avec ses copains, puis partir boire un cappuccino en terrasse avec vue sur glacier. Si on est riche, on peut investir, au choix, 300NZD dans une excursion sur le glacier réputée pour être vraiment très bien, ou 250NZD pour sauter en parachute au-dessus de son voisin, le glacier Fox. Perso, j’ai pris la dernière option, parce que je suis riche-mais-pas-trop et que je m’étais promis de sauter en parachute avant mes 30 ans. Voilà, c’est fait.
⇒ Pour Franz Josef, c’est par ici, pour le saut en parachute de sa raaaaace c’est là

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Fuuuuuuh.

Wanaka et sa #!@$% de scenic route le long des lacs, le début du fjordland, un changement radical de paysage et OMG je crois bien que c’est la plus belle région de Nouvelle-Zélande. Sans oublier l’arrêt indispensable, et j’insiste, aux fameuses blue pools à l’eau si bleue et si claire qu’elle en paraît irréelle. On peut même y plonger depuis le pont suspendu au-dessus (mais c’est de l’eau de glacier, elle gèle le cul.)
Franchement, cette partie du voyage a été extra. On a mis des plombes pour faire quelques kilomètres à force de s’arrêter partout, mais ça en valait grave la peine et je ne regrette pas une seconde les innombrables détours qu’on a fait. J’aurais passé ma vie là-bas que ça ne m’aurait pas dérangé. Le paysage n’a rien à voir avec tout le reste du pays. Il n’y a qu’à Wanaka et à Queenstown que la Nouvelle-Zélande a cette tête.
À découvrir par ici !

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• Quatre jours à Queenstown, pour profiter du dynamisme de la ville et de la vue. On est au cœur des fjords, dans la capitale des sports extrêmes et il y a trouze mille trucs à faire. Saut à l’élastique de toutes les hauteurs imaginables, saut en parachute, baptême de pilotage d’avion, canyoning, bateau, luge d’été… si on aime les sensations fortes, on peut pratiquement toutes les trouver à Queenstown, moyennant un certain prix ceci dit. Bonjour aux touristes. Nous, on s’est contentées de prendre le téléphérique pour profiter de la vue, ce qui est déjà très bien #jamaisdesautàlélastiquelol avant de partir découvrir d’autres perles du fjordland…
À découvrir là !

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• Le Milford Sound. La photo qui débute cet article. Un lieu emblématique de Nouvelle-Zélande, plein de magie et de grandeur. Tellement de choses à dire que je n’en dirai qu’une : si vous avez 15 jours à passer sur l’île sud mais que vous hésitez sur quoi voir, ne faites pas l’impasse sur le Milford Sound. Parce que c’est vraiment, vraiment beau. Vraiment, vraiment venteux aussi, mais les colonies de gros phoques affalés sur les rochers, les cascades qui disparaissent dans le vent et ces incroyables montagnes valent plus que le détour. Il paraît qu’on peut même y voir des dauphins, parfois.
Toutes les photos sont à voir là !

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Sur cette photo, donc, un morceau de montagne qui s’est effondré. Le petit point blanc en bas est un bateau, pour donner une idée de l’échelle. Pas mal, hein.

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• Dans le genre petit détour inattendu mais qu’on est heureuses d’avoir fait, Stewart Island était vraiment super sympa. On y accède via un petit ferry qui dure environ 1h, sur une mer plus ou moins agitée selon la chance. Sur place, une seule ville, Oban, 300 habitants, un bar et deux hôtels, des dizaines de chemins de randonnées, des arbres de Noël en coquillage et des tas d’animaux. L’île est un sanctuaire ornithologique, tant et si bien qu’on peut y voir des Kiwis en liberté si on sait où aller et quand (pas quand il pleut, et pas avec des boulets qui refusent de lâcher la lampe torche, notez bien.) mais aussi des colonies de pingouins bleus, des tuis qui font le bruit de R2-D2, et des kaka, et rien que pour le nom il faut en voir.
Ça ne m’aurait pas gênée d’y rester plusieurs semaines. C’est beau, calme, emprisonné dans le brouillard le matin mais sans un nuage l’après-midi grâce aux marées, et l’eau y est d’une couleur assez unique. Je la recommande tellement. Je recommande toute l’île sud, ceci dit.
C’est ici ! Et c’est beau.

• Le parc national Aoraki et le Mont Cook, plus haut sommet du pays. Très peu de population dans le coin, l’ambiance y est assez bizarre (mais cool !), c’est vide et ça fait un peu penser à la Norvège au nord du cercle polaire tellement c’est bourré de lacs. Le parc national Aoraki fait la jonction entre le fjordland, au sud des Alpes, et la côte est, de fait le paysage est un joyeux mix entre montagnes nues, lacs glaciers et végétation, ce qui donne de pures merveilles comme le lac Pukaki, aux eaux plus bleues que le ciel. Sans rire.
À découvrir par là !

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• Sur la route pour rejoindre la côte est, il existe un très mignon petit lac nommé le lac Tekapo, parfait pour s’arrêter prendre sa pause café/clope sur la route.
Par là

• Et enfin, la fin de la boucle autour de l’île du sud, la merveilleuse, fabuleuse, unique et irremplaçable Kaikoura ! Une ville isolée du reste du pays, construite sur une petite presqu’île à laquelle on accède par une unique route à flanc de falaise — le séisme de novembre 2016 a d’ailleurs provoqué des glissements de terrain sur ces routes, bloquant l’accès à la ville. Un endroit unique en NZ, comme presque tous les endroits de NZ, qui se caractérise par une faune marine surabondante. Dauphins, baleines, oiseaux, phoques, pingouins, c’est LE lieu où il faut se rendre si on est amoureux de l’océan. Déjà, parce que c’est très beau. Ensuite, parce que je connais peu d’endroits où il est possible d’aller se baigner avec des phoques comme voisins de serviette et avec des silhouettes de dauphins se découpant dans les vagues lointaines.

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C’est tout naturellement que je suis donc partie… nager avec des dauphins sauvages. Une expérience que je n’oublierai jamais. Imaginez vous lever à 4h, pour partir à 5h à bord d’un bateau où on vous donne palmes, masque et tuba et où on vous explique que vous allez côtoyer des dauphins absolument libres qui ne voudront pas forcément vous approcher, le tout en étant à peine une dizaine à bord. Puis voir le soleil crever la surface de l’océan, croiser un phoque qui vous fait coucou — littéralement — des pingouins rentrer chez eux et des albatros vous survoler des fois que vous ne soyez pas un gros poisson bien dodu.

Et puis, soudain, BAM ! Premier groupe de dauphins, puis un autre et encore un autre, des tas de petits groupes de dauphins nageant à fond la caisse et s’amusant dans les vagues de votre bateau, dont les nageoires frôlent vos pieds. Et puis, quand ils ont fini de se rassembler et qu’ils ont adopté un rythme plus lent… on vous lâche au milieu.
Et les dauphins, curieux, s’approchent de vous et vous défient au jeu de « celui qui tourne le plus vite autour de l’autre ».

Vous imaginez bien ? Alors faites-le. Comme Milford Sound, Kaikoura est absolument incontournable sur l’île sud.
Et vous pouvez lire mon expérience en détails par ici !!!

 

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• En résumé, que voir absolument sur l’île sud si on n’a que deux semaines ?

Deux semaines, c’est chaud. Disons, donc les glaciers — au moins le glacier fox — le fjordland avec Wanaka, Queenstown et le Milford Sound, le parc national Aoraki et Kaikoura. Si vous avez du temps, vous pouvez envisager un détour par la merveilleuse Stewart Island, ou découvrir la ville de Christchurch, bien que s’y loger soit problématique depuis le séisme de 2011.

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