La vie de Château – par Justine Paque

Bonjour bonjour !
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Alors voilà, comme j’ai la chance de recevoir gratuitement tous les livres que j’illustre et que, sans rire, ils ont tous l’air de roxer du gros boudin, je me suis dit que ça pourrait être chouette de dire ce que j’en avais pensé, en expliquant passage le pourquoi du comment de la couverture.
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On commence donc par La vie de Château, roman de fantasy à tendance burlesque destiné aux 12-14 ans. Ecrit par Justine Paque, il est sorti le 28 avril aux Éditions du Chemin dans la collection les Plumes Blanches.
Au départ, je n’étais pas censée faire la couverture de ce roman. L’auteur avait flashé sur le cliché d’un ami photographe mais, hélas, la photo était ancienne et il n’a pas su la retrouver en résolution suffisante. C’est… quoi, une semaine avant l’envoi à l’impression ? que j’ai finalement proposé mon aide, parce que j’adore travailler dans l’urgence, haha. Heureusement pour moi, Justine avait une idée très précise en tête et je n’ai pas eu besoin de chercher beaucoup pour que l’esquisse de départ lui plaise… même si je trouvais l’idée un peu étrange. Une princesse aperçue au travers d’un serrure ? Bizarre.

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La vie de Château
, disais-je, est un roman fantasy destiné à la jeunesse, nous amenant à la rencontre de Zia, une jeune ouvrière de la ville de Druentia, dans laquelle a lieu, tous les ans depuis six ans, un bien étrange tournoi : toutes les filles, roturières comme nobles, s’affrontent dans l’épreuve de la plus longue danse. Les deux gagnantes se voient offrir l’opportunité d’aller vivre un an au Château, avec, comme but, de séduire les princes… épreuve que remporte bien évidemment notre héroïne.Mais donc, intéressons-nous au roman !
Mais lorsque Zia arrive au Château avec son amie Mirandella, l’envers du décor se dévoile peu à peu. Les filles ne sont peut-être pas là pour les raisons qu’elles croient…
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Ouais, mon résumé est archipourri. Mais si ça n’avait tenu qu’à moi, j’aurais juste raconté toute l’histoire. Mais je peux pas, sinon tu ne la liras pas, et ça serait bien dommage !
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La vie de Château est rédigé à la manière d’un conte. On suit l’héroïne depuis le jour de sa naissance, on la voit grandir, le tout sous une narration particulière qui, je dois dire, m’a un peu ennuyée au début. Et pour cause : j’ai juste dix ans de plus que l’âge auquel est destiné le livre ! Cependant, je me suis accrochée et, une fois passées les longues descriptions des anecdotes, certes drôles, mais peut-être pas très bénéfiques à l’action, des divers commerçants, l’histoire commence vraiment et là, !
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Là, c’est un feu d’artifice. 
En fait, j’ai juste adoré ce livre. J’ai fini par oublier que le style ne m’emballait pas plus que ça. Parce qu’en fait il a fini par m’emballer grave. J’ai fini par oublier les — trop — nombreux points d’exclamation dans la narration pour me concentrer sur tout le suspens et les délicieux rebondissements qui parsèment le roman, oublier les descriptions un peu manquantes à mon goût — mais je suis chiante, parce que j’adore les descriptions à rallonge, pardon — pour peindre, dans ma tête, un décor mirifique et, surtout, j’ai craqué pour les personnages.
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Je n’arrive pas à savoir si je préfère Zia ou Mirandella, Silmarien ou Aaron, Olrik ou le Roi. Les personnages ne sont pas très nombreux, mais ils sont là, ils sont tout doux, dépeints avec justesse et subtilité, même si on aurait aimé les connaître encore mieux. On vit, on découvre, on s’inquiète et on pleure avec eux, on se surprend à applaudir comme une demeurée quand Silmarien s’interpose entre son père et Zia, on pleure en découvrant le portrait d’Elendile, on repleure on découvrant les statues, à la fin du roman… et puis on rit aussi, souvent, parfois pour pas grand chose.
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La seule chose que je trouve bizarre et un peu dommage, c’est ce mélange indistinct entre notre monde réel au Moyen-Âge et un monde Fantasy : la magie est présente, les contrées n’existent pas mais, cependant, on retrouve un Italien et il me semble même que Rome est évoqué. Bon, en soi ça ne gêne pas la lecture, mais du coup, quand on sait que le terme fantasy désigne un autre monde que la Terre, ça interpelle. En tout cas ça m’a interpelée.

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Alors, bien sûr, les mauvaises langues diront : ouais, mais la notion du bien et du mal est un peu manichéenne quand même, et puis c’est un peu prévisible des fois, et puis les énigmes elles sont trop faciles à résoudre et moi, je coupe les mauvaises langues au sécateur. Ah mais.
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Parce que, malgré tout, cette histoire est écrite pour des pré-ados, et je la trouve, de fait, parfaitement adaptée. Le style, que les adeptes de grosse fantasy façon Tolkien trouveront un peu simple, n’est pas pour autant simpliste. Il est réfléchi et, surtout, il est efficace. L’auteur ne s’encombre pas d’effets lourdingues, elle raconte son histoire avec fraîcheur et humilité, et ça marche, la magie opère. Au bout de trois chapitres, certes, mais une fois emportés, on ne peut juste plus décrocher de ce récit envoûtant qui a réussi à me rendre accro malgré mon grand âge !
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En résumé, La vie de Château, c’est avant tout une belle histoire de Princesse à la Disney, bien qu’en beaucoup moins mièvre tout de même, qui fait palpiter les coeurs tendres. Les romances kikinoutes de ce genre se font rares, au milieu de tous les drames et des histoires d’amour-amitié sournoises, et ça a été une véritable bouffée de fraîcheur que de lire ce livre.
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Et où qu’on peut suivre l’auteur ? Sur sa page facebook, quelle question.
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